Le spécialiste français des paiements électroniques Worldline a publié mardi un chiffre d'affaires en baisse de 1,5% sur un an au premier trimestre, à 924 millions d'euros, mais son dirigeant estime que la société est sur la "bonne voie".
( AFP / FRED TANNEAU )
La performance du premier trimestre "confirme que Worldline est sur la bonne voie", a déclaré le directeur général Pierre-Antoine Vacheron, cité dans un communiqué. Il y évoque aussi des résultats "conformes aux attentes".
La société n'a pas précisé si elle avait réalisé un bénéfice ou une perte nette entre janvier et mars.
Fin février, Worldline avait publié une perte nette au titre de 2025, de près de 5,2 milliards d'euros, causée pour l'essentiel par des dépréciations d'actifs.
"Nous sommes confiants dans le redressement" de l'entreprise, a précisé M. Vacheron mardi lors d'une conférence de presse téléphonique.
Après une longue descente aux enfers faite de pannes spectaculaires, de révisions à la baisse de ses objectifs financiers et de chutes en Bourse, Worldline a bénéficié début 2026 d'un apport d'argent frais.
Ses actionnaires, parmi lesquels Bpifrance, Crédit Agricole SA et BNP Paribas, ont souscrit début janvier une augmentation de capital de 500 millions d'euros.
La valorisation de la société en Bourse est aujourd'hui à peine supérieure, à quelque 600 millions d'euros, pour un cours de Bourse de 28 centimes d'euros.
Interrogé sur son statut possible de proie, du fait de cette faible valorisation, M. Vacheron a précisé qu'il n'anticipait pas pour l'instant une telle situation.
La société prévoit un deuxième trimestre en demi-teinte, mais espère toujours atteindre l'objectif de croissance organique compris entre 1% et 4% cette année grâce à une "dynamique accélérée" au deuxième semestre.
Au-delà des performances financières, l'année 2025 n'avait pas été de tout repos pour le spécialiste du paiement: la société a été mise en cause par plusieurs médias, dont Mediapart et le quotidien belge Le Soir, pour avoir traité pendant des années des milliards d'euros de transactions douteuses, voire frauduleuses. Une accusation à laquelle l'entreprise a répondu par un audit concluant à une gestion des risques "conformes aux référentiels".
L'ancienne filiale d'Atos a par ailleurs nommé lundi un nouveau directeur de la gestion des risques et de la conformité pour le groupe, Stefaan D'Hoore, passé auparavant par le spécialiste des paiements américain Visa.
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